Partie 1 – Les investissements

Mis à jour : févr. 6

Réaliser un investissement se distingue de la simple dépense, par le fait qu’un investissement est censé produire des effets positifs pour l’entreprise, sur plusieurs années et en particulier, d’en tirer un supplément de profit.


C’est un pari sur l’avenir, traduisant à la fois une certaine confiance qui entraîne des dépenses immédiates certaines, mais aussi un risque avec des gains futurs incertains ou aléatoires.

Toute décision d’investissement doit donc être précédée d’une évaluation de la rentabilité globale ou financière du projet.


La gestion des investissements consiste donc à comparer la rentabilité économique de cet investissement avec le coût du financement de l’opération, afin de faciliter la prise de décision.



Les catégories d’investissement


Un investissement peut servir à remplacer un actif (machine, ligne de production, bâtiment,…) déjà existant ou au contraire, servir à accroître les actifs de l’entreprise.


Selon leur impact dans la stratégie d’une entreprise, il est possible de distinguer plusieurs catégories d’investissements :

  • De remplacement, de renouvellement, de maintien du niveau d’équipement ou d’infrastructure,

  • De capacité (augmenter la production), de modernisation, de productivité (réduire les coûts),

  • D’expansion (nouveaux marchés), de développement, de diversification (nouveaux produits).

La suite de cet article traitera des investissements de remplacement ou de maintien à niveau d’équipement.


La Valeur Actualisée Nette (VAN)


Le critère qui est retenu pour choisir de réaliser ou non un investissement est le critère de la VAN (Valeur Actualisée Nette).


La VAN mesure la création nette de valeur, après remboursement de l’investissement initial et rémunération des apporteurs de fonds.


Elle est égale à la valeur actualisée, au taux k, à la date de l’investissement (t= 0, ou t0), de tous les flux nets de trésorerie qui vont être dégagés ou engagés (Ft), pendant n années, sous déduction de l’investissement initial (I0).

Avec :

k : taux d’actualisation.

t : année

Ft : Flux net de trésorerie de l’année « t ».


Un signe négatif symbolise un flux de trésorerie qui sort de l’entreprise (c’est notamment le cas de la dépense d’investissement) et un signe positif représente un flux de trésorerie qui entre dans l’entreprise (les gains réalisés par exemple).


Un projet peut être réalisé dès lors que sa VAN est positive, c’est-à-dire qu’il y a création de valeur.

Projet rentable = VAN > 0


Le taux d’actualisation à retenir est le coût du capital du projet. Il représente la rentabilité minimale qui est exigée du projet, compte tenu du risque de ce dernier.


L’estimation des flux de trésorerie


Dans le cadre d’un renouvellement ou d’un maintien à niveau d’un équipement, nous considérerons les flux de trésorerie des domaines suivants :

  • Les dépenses de maintenance,

  • La consommation d’énergie,

  • Les pertes de production (pannes),

  • Les dépenses d’exploitation (l’outillage, les consommables, les ressources),

  • La productivité,

  • La qualité (rebus),

  • La sécurité (mise en conformité, aménagement de poste de travail)

  • L’environnement (déchets, pollution).


Pour calculer le flux net de trésorerie (Ft) sur une période donnée, on considérera les deux situations suivantes :

S1 : Situation si l’investissement n’est pas réalisé

S2 : Situation si l’investissement est réalisé


Pour chacune de ces situations, il est alors nécessaire de déterminer ou d’estimer les flux financiers annuels de chacun des domaines cités ci-dessus et pour chaque scénario.


Le nombre d’années sur lesquelles il faut réaliser ces estimations doit correspondre à la durée d’amortissement de l’investissement.


Le flux financier (Ft) de l’année t, utilisé dans le calcul de la VAN est le flux résultant :

Ft = (FS2, t – FS1, t)


Si Ft > 0, alors en fonction des scénarii, ce signe positif peut être considéré comme :

  • Soit une économie, c’est-à-dire que l’entreprise dans le scénario 2 sort de l’argent, mais moins que dans l’hypothèse du scénario 1.

  • Soit un véritable gain, lié par exemple à une augmentation de la productivité.

  • Soit un mixte des deux précédents.


Si Ft < 0, alors on peut considérer que le scénario 2 accroit la sortie d’argent par l’entreprise. Cela peut être admis sur une courte période, une ou deux années ; si au final, sur la totalité de la période d’amortissement, on obtient une VAN > 0.


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